mardi 28 avril 2009

Seafood BBQ on the beach


Le moment le plus agréable de la journée était le fameux Seafood BBQ que nous attendions tous les 2 avec impatience à tous les soirs!!!

Ben oui ! La première fois que nous avons goûté aux tiger shrimps, nous avons été conquis!! Si vous aviez vu la grosseur des crevettes... mon dieu !!! Et elles étaient tellement succulentes... impossible de résister!
Tiger shrimps

Le principe du BBQ était simple en fait, mais le premier soir, on ne l'a pas tout à fait compris... Premièrement, il fallait aller au "bar" choisir ce que nous voulions: crevettes, crevettes de mer, brochettes de boeuf, poulet ou porc, poissons, spare ribs... Alors avec Jipé, nous avons choisi d'abord 2 crevettes de mer - elles étaient gigantesques!!- que le chef a pesé. Puis j'ai voulu accompagner mes 2 crevettes d'une brochette de poulet, et Jipé a rajouté 1 spare ribs, et 1 brochette de boeuf. Le truc, c'est que tout allait en groupe et en poids: les crevettes étaient accompagnées d'une patate et d'une moitié de blé d'inde... mais la brochette était également accompagnée du duo patate/blé d'inde, le spare ribs aussi, et ma brochette de poulet, était en fait 4 brochettes également accompagnées de la patate/blé d'inde ... alors vous vous imaginez la tablée à laquelle nous avons eu droit !!!!


Notre festin du 1er soir... haha! Les serveurs riaient tellement de nous!

Donc, les soirs suivants, nous avions bien compris ! Nous avons donc suivi les règles un peu plus étroitement, et comme nous avions été conquis par les crevettes, nous nous sommes limités aux crevettes géantes succulentes!
Étape 1 : Le choix des ingrédiants avec le serveur ...

Discussion très sérieuse, car on choisi la pièce que nous voulons!
Étape 2 : La pesée...

On paye au poids !

Étape 3 : Le chef apprête nos choix ...


Étape 4 : il ne reste plus qu'à déguster, avec un petit cocktail, ou une bouteille de vin !

J'en salive encore! Bon'ap !!!

jeudi 23 avril 2009

Sur notre île, au soleil ...


Nous voici arrivés dans la phase balnéraire de notre voyage. Ben oui, les plages et la mer, c'est aussi ça la Thaïlande! Jipé a choisi l'île de Koh Samet, une île située dans le golfe de Thaïlande, très prisée, les week-end, par les habitants de Bangkok.
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C'est sur les ailes de Thai Airways ("smooth as silk") que nous avons quitté Chiang Mai, à destination de Bangkok. Wow! Thai Airways ... retener cette compagnie aérienne, parce que Thai, c'est la classe!!! Rien à voir avec KLM !!! Même si le vol ne durait qu'à peine 1h30, on nous a servi un délicieux gâteau, thé et café, et l'espace, la gentillesse, la propreté, et chacun notre écran télé ... wow! Et leur slogan:
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Travel with the Thai Touch Smooth as silk,
ben c'est vrai que c'est smooth!!!
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À l'aéroport, une limousine nous attendait pour les 2h00 de route encore à faire jusqu'au port. Une limousine... sachez qu'en Thaïlande, si on vous offre une limousine, on vous offre une voiture très simple, mais très confortable! Un taxi finalement! Et une fois au port, nous avons pris un espèce de bateau-ferry très lent jusqu'au port de l'île. Et rendu au port, un tuk-tuk dans le style pick-up modifié, jusqu'à notre hôtel : Samed Villa Resort.

On s'est encore fait aspergé, bon on était trempé de la tête aux pieds finalement, parce que le Songkran, ça dure 3 jours, et c'est partout en Thailande, donc aussi à Koh Samet. Cette fois, je n'ai pas trouvé cela très drôle, parce que mon passeport, qui était finalement sec, était à nouveau tout trempé, et nous avions tous nos bagages et bébé ordi avec nous... mais à part mon passeport, et nous, tout est resté sec!

Nous avons fait connaissance avec notre petit bungalow, notre havre de paix pour les 5 prochains jours, avec vue sur la mer.

Et petit balcon fort sympathique, dans la végétation tropicale, et avec vue sur la mer, et le son des vagues qui nous berce.


Mis à part les maringouins, nous étions dans un petit paradis de tranquilité et de romantisme!


Moi dans la végétation tropicale, à côté de notre chambre.

Les sirènes qui veillent.

J'adore regarder les enfants jouer dans l'eau...

L'eau était tellement chaude! Dans le genre même pas rafraîchissante dans la chaleur frôlant les 40°C, et le soleil de plomb.

Il y avait de minuscules crabes qui se cachaient dans le sable, qui travaillaient bien fort à faire ... des boules de sable! Des centaines de boules de sables! Jipé a été assez rapide pour en photographier un avant qu'il ne se cache dans son trou!



Et le lever du soleil, encore timide le matin avant de prendre toute sa puissance dans la journée. J'ai eu la chance de croiser 3 moines bouddhistes allant à la chasse aux offrandes à 6h00 du matin, en fredonnant leurs prières matinales pour accompagner le bruit des vagues et le chant des oiseaux...

mercredi 22 avril 2009

SE-prite, SE-kirt et SA-tation!!!

Bon, petit article moqueur, mais sans méchanceté, qui a marqué notre voyage...
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Tout d'abord :
J'admire les asiatiques
Tous ! Ils arrivent à se débrouiller, pour la plupart, dans une langue qui n'a aucun lien avec leur langue maternelle, et le plus important, à se faire comprendre. L'anglais n'a absolument rien en commun avec les symboles sanskrits (thai), chinois, japonnais, etc. Et phonétiquement, plusieurs syllabes ou sons existant dans une langue peuvent ne pas exister dans l'autre (par exemple le "S" chez les Vietnamien ).
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Chez les Thai, je ne sais pas si le "S" existe dans leur langue, mais une chose est sûre : ils ont appris à très bien le prononcer... peut-être même un peu trop! Et c'est plutôt cocasse!
Notre premier contact avec le "S" thaï, a été avec ma boisson de prédilection : le Sprite ! Sachez que le thai met énormément d'emphase sur le "S", et un simple Sprite, devient "SE-prite". Et comme à chaque fois, il répétait pour être sûr d'avoir compris, nous avons pris l'habitude de commander directement un "SE-prite" please!
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Dans le même ordre d'idée, une jupe, donc une " skirt" devient une "SE-kirt" madame ! À ne pas oublier de redonner à la sortie des temple lorsqu'on vous prête un grande jupe. Au Wat Phra Kaeo (Wat Phra Kaeo et le Grand Palais), les monsieurs m'ont courru après en criant : "You're SE-kirt madame, you're SE-kirt"!!! On a pas compris tout de suite, avec l'accent, que j'avais oublié de redonner ma jupe! Haha!
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On a donc bien ri de cette façon de dire les "S". Au début, je me suis dis que tous les profs d'anglais devaient leur enseigner cette méthode pour leur faire penser de prononcer le "S". Mais lorsque nous avons demandé un taxi jusqu'à la gare depuis notre hôtel de Sukhothai, sur le reçu, ils avaient écrit : "train SA-tation"...

lundi 20 avril 2009

Pad Thai, Ananas et Chang beer

Vous savez combien Jipé et moi aimons déguster, savourer, et essayer de nouvelles saveurs alimentairement parlant... sans oublier de les photographier, bien-sûr! J'ai donc réservé un article pour nos expériences culinaires thaï!

Tout d'abord : quelles sont les particularités de la nourriture thaïlandaise... Il faut savoir que dans tout repas thaï, il doit y avoir un équilibre entre les différentes saveurs, couleurs et textures. En théorie, le côté épicé ne doit pas prédominer, et un équilibre doit régner entre le sweet, le sour, le salé et l'épicé. Par exemple, en théorie, le lait de coco est utlisé pour adoucir le curry ou les piments ... en théorie!
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Dans un repas typique, donc, tous les plats sont servis en même temps -- pas de "entrée, plat, dessert" -- et chacun prend un peu de ceci et de cela en alternance. On mange avec une grande cuillère et une fourchette: pas de couteau, pas nécessaire, tous les plats sont préparés de sorte que rien n'a besoin d'être coupé. Les baguettes, ici, on s'en sert pour les soupes aux nouilles! Le repas est composé de riz, bien sûr, d'une soupe, d'un curry, de poisson ou viandes, et de fruits au dessert. Si la soupe est épicée, le curry sera doux, ou remplacé par le poisson à sauce parfumée, souvenez-vous:
l'é-qui-li-bre !


En fait, pour un palais peu habitué comme le mien, il faut faire très attention, car quoique les règles disent, la cuisine thaï est tout de même reconnue pour être épicée, et mon palais le confirme! Mais c'est tellement bon!


J'ai donc personnellement, commencé en douceur, avec un incontournable et irrésistible

Pad Thaï!


Ce plat est un classique: des nouilles de riz, oeuf, sauce au poisson, tofu, sauce tamarin, fèves germées, puis, au choix, crevettes, poulet, le tout garni de coriandre et d'arachides râpés, ou de cashew. On peut l'assaisonnée avec des piments (y aller avec beaucoup de modération: c'est surprenant les piments!), sauce au poisson, sucre et jus de lime au goût.




En bas, Pad Thai version Sukhothai, et pour moi, le riz frit aux crevettes sauce aigre-douce à l'ananas, dans un ananas... les baguettes ont été inutiles


Les autres bonnes options lorsque nous sommes dans une phase "assimilation du palais aux piments", c'est de choisir les plats "sweet'n sour"... là, on ne se trompe pas! Mais on a parfois des drôles surprises... À Sukhothai, j'ai commandé un shrimp fried rice sweet and sour sauce with pineapple, and pineapple. Je ne m'attendais pas à recevoir mon riz dans un ananas complet! J'ai voulu utiliser les baguettes de ma soupe pour manger, mais j'ai vite changé pour les traditionnelles fourchette-cuillère!


Encore un choix non épicé, mais là, il faut faire attention, parce que si on ne lit pas comme il le faut, cela peut vite devenir épicé, malgré son air inoffensif:


Chicken with Cashew nuts


J'adore les cachous !!! Avec le poulet, c'est juste délicieux, mais Jipé a essayé la version pimentée : là, il a endommagé ses papilles ! Et son intestin!




Chicken with cashew nuts en haut à droite, avec du riz, bien sûr, et Jipé avait opté pour du porc, je crois...


Nous aimons bien accompagner nos plats de spring rolls aussi, c'est tellement bon!


Ceux de l'auberge jeunesse de Bangkok étaient particulièrement bons

Ce qui est sympa, côté assaisonnement, c'est qu'avec la plupart des mets, on nous amène 4 petits pots à condiments. Mais ici, ce n'est pas du Maggi, c'est la sauce au poisson, le sucre, les piments dans le jus de lime, et les piments tout court. Attention, les piments, c'est vraiment en minuscule quantité quand on est pas habitué!




Dans le registre "piquant", il y a le curry! J'adore le curry! Il y a différentes sortes de curry: le jaune (le plus doux), le vert (mon préféré), et le rouge (ça, ça décape solide les papilles!). Il faut faire attention : il y a le riz au curry, mais il y a aussi le curry qu'on accompagne de riz ! C'est très différent! Le riz au curry, c'est beaucoup moins piquant! Le curry with chicken, par exemple, ressemble plutôt à une soupe dans laquelle baignent le poulet, les légumes, les piments... et c'est plutôt piquant! Mais c'est bon!


Curry with chicken and steam rice

Mais le piquant, c'est pas évident! Quand Jipé dit : "c'est correct" lorsque je lui demande si c'est piquant, ça veut dire que c'est très limite dans mon barème à moi! Je l'ai appris à mes dépends lors de notre Diner cruise à Ayutthaya (Diner Cruise très intime )... La soupe aux crevettes, elle, était spicy, et ce qui est très "dangeureux" avec la cuisine thaïlandaise, c'est que le spicy, il arrive toujours un peu à retardement sur les papilles gustatives ! Alors on prend une bouchée, qu'on mastique tranquilement au cas où, mais ça sert à rien, parce que c'est quand on prépare la 2e bouchée que tout à coup pafff! Purée :ça brûle !!!! haha! Mais c'est bon!

Pas grand chose de pas spicy dans ce repas! Mais un régale pour les yeux! L'équilibre couleur et texture est très bien représenté!

Côté boisson, ben on en retrouve pour tous les goûts! Et c'est pas cher! On a même trouvé du vin, mais honnêtement, pas trop conseillé! Jipé est tombé pour la Chang Beer, chang signifiant éléphant, pour ceux que ça intéresse! Et " a big one, please" comme format!



La fameuse Chang Beer

Moi, j'y allais plutôt en rapport "fraîcheur" + "chance d'avoir l'intestin perturbé", et comme je n'aime pas la bière, j'ai opté pour le Sprite, en bouteille! Au début, sans glace! Puis après, on ose plus! Avec plein de glaçons! Ils fondent tellement vite!


Duo Sprite et Chang Beer

Il y avait aussi le 7 up, version thaï! vous aurez remarqué que l'écriture n'est pas du tout la même que nous!


Puis j'ai osé les shakes... my god! Dire que j'ai mis tout ce temps avant de les découvrir !!! Pineapple, mango, water melon ... tellement bons et rafraîchissants!

Pineapple shake. En fait, tout ce qui contient des ananas, c'est juste délicieux!

Nous avons évidement mangé des choses cocasses, mais rien de dégueux (genre insectes ... )! À Chiang Mai, nous avons commandé un "tempura prawn". La première fois, en plus des crevettes, nous avions eu toute de sorte de légumes frits, genre poivrons, oignons... des légumes frits "normaux". Mais la 2e fois, nous avons eux ça :



"Du brocoli ???": vous-vous dites peut-être ??? Mais NON !!! C'est une feuille de salade... Frite!!! hahahaha! Nous, on a trouvé ça tellement drôle!!! En tout cas, peut-être qu'un jour on retrouvera la salade frite au menu de la Cage aux Sports ! On ne sait jamais !

dimanche 19 avril 2009

Songkran Festival - Happy New Year !

La Nouvelle Année, c’est toujours une occasion de grandes festivités partout dans le monde. La Thaïlande n’y échappe pas, sauf qu’elle ne fête pas la nouvelle année en même temps que nous et de la même manière. Le Nouvel An Thai se produit lorsqu'on passe du Poisson au Bélier, mais le Songkran Festival a toujours lieu du 13 au 15 avril. En tant que pays bouddhiste, les années se comptent selon la naissance du Bouddha, et non du Christ, nous fêtons donc l’an 2552.


Le mot Songkran est dérivé du Sanskrit et signifie "to move or step forward". On fait donc un pas en avant le 13 avril, et c'est férié partout en Thaïlande pendant ces 3 jours. Les gens en profitent pour retourner dans leur village natal et se retrouver en famille. On rend hommage aux aînés et aux ancêtres, ainsi qu'aux 3 valeurs principales thaïlandaises: la famille, la société, et la religion.

La tradition veut que les statues du bouddha soit aspergées d'eau et que les plus jeunes aspergent les mains des moines et des personnes âgées en signe de respect. Il est aussi de mise d'asperger les gens dans la rues, à la base, en leur demandant la permission, et avec de l'eau parfumé et propre, tout en souhaitant la bonne année. On construit aussi des pagodes de sable sur le sol des temples, et des spectacles traditionnels ont lieu.

Maintenant, chaque ville a ses traditions, et à Chiang Mai, ça fête fort! S'arroser avec respect, c'est quand même relatif! Les gens demandent rarement la permission, et c'est la folie dans les rues: tout le monde s’arrose!!! Et quand je dis s’arroser, c'est s'arroser de la tête aux pieds!!! Absolument impossible de rester sec si on marche dans la rue, si on est dans un tuk-tuk ou dans n’importe quel véhicule non fermé, bref si on sort de l'hôtel! Mais tout se passe sous le soleil, dans une ambiance de fête et de convivialité malgré tout!

Pour l’occasion, tous le monde vend et achète des fusils et des chaudières à eau. Le super-soaker est en force, même si le plus efficace demeure la chaudière! Et quand je dis super-soaker, je parle de toute la gamme inimaginable : le modèle classique, le modèle ghost-busters avec le réservoir sur le dos et son format pour enfant en forme de Winnie the Pooh, le simple bâton réservoir, ou carrément le boyau d’arrosage! Mais les chaudières et les super-soaker ont la cote!
Chez les petits et les plus grands!
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Certaines règles sont recommandées, mais pas toujours suivies!!!
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- Ne pas utiliser de l'eau sale, de la glace, des mélanges dangeureux comme de la peinture, de la teinture ou des graines de plantes;
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- lancer de l'eau au gens qui sont au volant de véhicules tels les moto, les vélos, etc;
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- utiliser un jet trop puissant, ou avec trop de pression pour ne pas blesser;
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- mettre de la poudre dans sur le visage des gens, surtout des femmes, car les contacts physiques sont inappropriés;
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- Ne pas consommer d'alcool, et surtout ne pas conduire si on a bu.
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Haha! Comme vous le voyez, toutes les règles ne sont pas vraiment respectées, mais c'est tellement intense qu'on ne peut que se prendre au jeux!
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Jipé et moi sommes allés expérimenter la chose, muni de nos maillot de bain, bien sûr, et mettant nos objets précieux dans des sacs plastiques. Au début, nous avons regardé la chose du côté le plus calme de la rivière, question de prendre quelques photos !

Puis, nous nous sommes lancés … Mon dieu ! On était tellement trempe! Si à l’origine, les jeunes aspergeaient les mains des moines, là, on est loin des mains!!! Une chance qu’il faisait beau et chaud ! En fait, les super-soaker étaient les plus agréables, parce que ceux avec leur baril d’eau glacée qui nous aspergeait à coup de chaudière d‘eau froide... punaise, c’était frette mes amis (pour les Suisses, « frette » , c‘est beaucoup plus froid que froid, en langage québécois…) !
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*Le Songkran*
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Et c’était beau à voir quand même, tous ces gens en train de s’arroser! Et chacun sa technique pour refaire le plein: certains avaient attaché un corde à leur seau pour le remplir dans la rivière. Parfois, un enfant restait dans l’eau pour aider au remplissage des seaux à cordes, les marchands fournissaient leur boyau d’arrosage pour remplir les bacs-réservoirs. Petits et grands, mais surtout les grands s’amusaient comme des fous.


Amusant, ce l’était jusqu’à ce que je découvre que mon sac plastique n’était pas assez étanche et que mon passeport était complètement mouillé… là, ça a comme pété ma bulle un peu… mais bon, c’était quand même bien amusant sur le coup !
Il ne faut pas oublier toutes les stands de nourriture, de vêtements, de bracelets, de colliers ... c'est la fête! Happy New Year !

J’approuve tout de même tous mes amis-voyageurs qui m’avaient prévenus: c’est ben l’fun un moment, mais après 3 jours d'arrosage, c’est bon quoi!

"Remember that day, at the elephant camp"… ?

Pâques 2009: on s’en souviendra longtemps ! Une grosse journée nous attendait : notre première expédition organisée en Thaïlande.


Le mini-van est venu nous chercher de bon matin, et nous avons fait connaissance avec nos compagnons d’un jour : Tim, sa mère et sa copine (Melbourne- Australie), John et son père (Banff-Canada), une New-Yorkaise et 2 filles de Calgary (Canada). Sans oublier Thom et Thom, nos 2 guides !


Mais où allions-nous ainsi ?!?
Mais au pays de Babar, «At the Elephant camp »!!!




Et oui! Nous allions passer la journée dans la peau d’un *mahout*, un dresseur/soigneur d’éléphants!


**Comme lui!**


Notre premier arrêt : le fruit market ! Ben oui! La meilleure façon de gagner la confiance d’un éléphant, c’est de passer par son estomac ! Nous avons fait une grosse réserve de régimes de bananes (des bananiers au grand complet!), et de canne à sucre fraîchement couper par le gars à la machette. Armé de tout cela, nous avons gagné le camp, situé à 1h00 de Chiang Mai.


Là, nous avons revêtu notre uniforme de travail :



* que Jipé a porté avec beaucoup d’élégance! *


C’est tous vêtus de la sorte que nous avons fait connaissance avec notre troupeau et avons appris à nourrir les éléphants.

Vous êtes-vous déjà retrouvé à côté d’un éléphant ? C’est gros en tabarnouche! Et il paraît que l’éléphant d’Asie est plus petit que son cousin, l’éléphant d’Afrique… croyez-moi, « petit » est un mot bien relatif!

Et un éléphant d’Asie, ça ne mange pas une banane à la fois: ça mange 5-6 bananes en même temps ! Pour les Suisses, prenez une de mes bananes mutantes du déjeuner, et rajoutez-en 5 … ben mon éléphant, il les mangeait d’un coup! Et aussitôt qu’ils les avaient en bouche, il fallait lui en redonner d‘autres! En fait, un éléphant, ça a toujours faim! Surtout s’il est déjà en train de manger !



Nous avons aussi eu la chance de voir un bébé éléphant de 3 ans, tétant encore sa mère, mais raffolant déjà des bananes et de la canne à sucre, surtout lorsqu’il n’a pas le droit d’y toucher !




Il était tellement mignon! Il se faisait chicaner par le dresseur, mais aussitôt que ce dernier avait le dos tourné, le bébé avancait subtilement sa trompe pour piger dans le sac de bananes... Comme si un éléphant, même bébé, peut être discret !!!




Bon, après avoir nourri les éléphants, il fallait apprendre à les conduire…

My God! Quelle aventure!!!!


D’abord, il faut monter sur cette bête … c’est parce que c’est haut en taboire ! Il faut lui crier «soooung », et là, il est censé plier gentiment sa papatte droite de devant, de façon à nous faire la courte échelle, il faut l’agripper par la peau derrière la dite papatte, ainsi que par le haut de son oreille droite (ais-je mentionné que c’était haut…), puis se propulser sur le cou de la bête… ah oui, j’ai oublié de vous dire que nous n’allions pas nous asseoir dans un jolie petite chaise à éléphant: nous jouons les dresseurs, vous vous souvenez !!!!

*Jipé, le mahout né!*

Jipé, peut-être grâce à sa grandeur, a fait ça comme un pro. Dans mon cas, les vrais dresseurs m’ont aidé à me propulser ! (Pour les vidéo de moi, il faudra attendre le montage de Denise, car les fichiers sont trop volumineux pour le blog... ça me prenait plus de temps que Jipé !)







Mais on est fière une fois là-haut!





Une fois là-haut, il faut les diriger ces pachydermes ! Alors on nous a donné un « hook », l’outil du dresseurs! Un bâton de bambou avec un genre de crochet au bout. Pour les âmes sensibles, ça ne fait pas mal aux éléphants! Puis, il faut apprendre les mots, ou plutôt les sons directionnels... Pour faire tourner notre monture à droite, il faut appuyer le hook devant son oreille gauche tirer dessus et kicker derrière son oreille gauche en criant « » et l’inverse pour tourner à gauche. Pour avancer, il faut kicker derrière les 2 oreilles en criant « paii », pour reculer, il faut lui mettre le hook sur le front et crier « toye », et pour l’arrêter (ça, c’est important), il faut déposer le hook sur son front, serrer les jambes sur son coup et crier « OWE ». Facile ?!? Pas pantoute!!! Heureusement, nous avions un guide par éléphant qui contrôlait la bête!


* Jipé dirigeant son éléphant*
Après avoir pratiqué chacun notre tour avec un éléphant docile et pas trop gros, on nous a servi un repas, avec entre autre, du poisson. La majorité canadienne que nous étions a beaucoup aimé la présentation des poissons … on est comme pas habitué à leur voir la tête, je pense que c’est ça qui nous trouble ! Mais c’était bon!







Nous nous sommes ensuite préparés à mettre en pratique nos enseignements de la matinée: 1h30 de balade à 2 sur un éléphant. Ils ont été gentils et nous ont mené à une passerelle pour nous éviter la manœuvre du « sooooung » et ainsi facilité notre ascension jusqu'au cou de l’animal.

Une chance, parce que nous, nous avons eu droit au plus gros éléphant de la gang… Il était tellement big!!! Mon dieu ! Au début, quand nous étions à côté des autres, je pensais que notre éléphant se tenait sur une butte… pas pantoute!!! Il était juste énorme!




Jipé a eu le premier tour de conduite, j‘ai donc du prendre place sur le dos de l‘animal et me cramponner à une corde:
hiiiiii ... pas confortable ça !!!!
Ceux qui pense que faire du vélo ça fait mal… vous n’êtes jamais monté sur le dos d'un éléphant ! C’est un peu plus gros qu’un banc de bicycle, et tellement dur !!! J’ai fini par trouver une position acceptable, et nous avons cheminé à travers la plantation de bananes, en croisant des arbres de mangues ici et là, en grignotant des troncs de bambou, des feuilles, des bananes… c’était toute une expérience ! Et une chance que nous avions nos chapeaux, parce qu’il faisait chaud : pas loin des 40°C selon notre guide!







À mi-chemin, ça été mon tour de prendre place sur le cou de l’éléphant, et à Jipé de s’asseoir sur le dos… Il a pas aimé! Trop inconfortable, ils ont voulu le faire descendre sans la passerelle, et sans me faire descendre moi ... Alors là, c’était comme au cirque, mais en plus épeurant : le dresseur a voulu que l’éléphant pli ses pattes arrières pendant que je me cramponnais aux oreilles et que Jipé glissait tranquillement en-bas … Ben l’éléphant, lui, a plié ses pattes avant, et une chance que le dresseur était devant moi, parce que c’est moi qui serait descendu subito de la bête!!!! J’ai eu peur ! L’éléphant a fait la même manœuvre pour me faire descendre à la fin de la balade: il y avait 3 dresseurs autour de lui et moi, je pense qu’ils se doutaient qu’il n’allait pas écouter !!! C’est têtu un mâle!


Mais tout n’était pas encore fini, parce que les vrais "mahouts" , après une telle balade au gros soleil, ils doivent laver leur éléphant … Alors il a fallu baigner notre éléphant dans le pseudo étang, les pieds dans la vase, les cailloux et autres choses non identifiées (que je préfère ne pas identifier d'ailleurs), et le brosser, avec notre brosse et l'asperger avec notre seau d'eau!



Encore là, comme dirait notre amie Laura : mais quelle idée !
Ceux qui disent :"yark yark yark ", ben vous avez totalement raison! Je me suis d'ailleurs tapée une espèce de dermite quelconque avec des plaques rouges sur les bras et les jambes après ça... Je sais, je sais : dans tous les guides de voyage, il est très clairement mentionné de ne jamais se baigner dans des étangs ou des endroits où l'eau n'est pas en mouvement... ben je le confirme!!! Ne faites jamais ça !



* Mais ça fait des chouettes photos!!! *



Wow! Quelle journée! Je pense que c’est la journée de Pâques la plus originale que j’ai passé! En tout cas, c'est la première fois sans chocolat!




L’Elephant Camp, malgré les petits inconvénients du métier, est une expérience inoubliable!